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publié le 09/01/2012

Il est temps d'améliorer l'accès à l'apprentissage

Les entreprises embaucheront moins d'apprentis en 2012 selon la 4e édition du Baromètre Apprentis d'Auteuil-IPSOS. Une tendance qui menace surtout les CAP et BEP, donc principalement les jeunes en difficulté, au profit des formations supérieures. La faute à un système toujours trop complexe et opaque. Il est donc grand temps de prendre des mesures pour améliorer l'accès à l'apprentissage et l'accompagnement des apprentis...

Il est temps d'améliorer l'accès à l'apprentissage

L'apprentissage est un dispositif d'insertion qui a révélé son efficacité pour les jeunes notamment ceux qui rencontrent des difficultés durant leur scolarité rappelle la fondation caritative d'aide à l'enfance catholique Apprentis d'Auteuil. Pourtant, en 2012, 40% des chefs d'entreprise que l'association a interrogé ont l'intention d'avoir moins recours à l'apprentissage et 43% n'y auront ni plus ni moins recours. La crise aurait pourtant pu inciter ces entreprises à avoir beaucoup plus recours à ce dispositif, surtout avec les aides financières proposées par l'Etat. Mais non...
Pire, cette "décrue" menace particulièrement les formations de niveau 5 du type BEP et CAP alors que l'on constate une augmentation significative de l'apprentissage dans le supérieur. 

Améliorer la formation des jeunes en difficulté
Pour améliorer l'accès des jeunes à l'alternance et maintenir les formations de niveau 5, la fondation Apprentis d'Auteuil propose d'encourager les entreprises à embaucher des apprentis par des incitations financières et fiscales spécifiques, garantir aux entreprises la présence d'interlocuteurs relais pendant la durée de l'alternance. Mesures plébiscitées par les trois quarts des chefs d'entreprises.

Les freins au recrutement trop nombreux
Ceux-ci invoquent plusieurs freins au recrutement d'apprentis : l'inadéquation du profil des candidats (54%), l'insuffisante adaptation des jeunes au monde de l'entreprise (29%), le manque de candidats (25%), la charge salariale que représenté l'apprenti (22%), la complexité administrative des démarches de recrutement (15%). Pourtant 89% des patrons interrogés ont conscience du rôle de l'apprentissage comme atout pour l'emploi relève Apprentis d'Auteuil, et 76% le juge efficace dans la lutte contre le chômage. Cependant, la taxe d'apprentissage, mode de financement du dispositif, est mal connu des entreprises et opaque pour 71% d'entre elles. 

Les recommandations à appliquer
Conclusion, rendre plus lisible le système pour les entreprises permettrait donc d'en libérer le potentiel. Pour cela, il est également plus que nécessaire de consolider les formations de niveau 5 comme le CAP en orientant mieux les jeunes et en les préparant mieux au monde du  travail. Et pendant le déroulement du contrat, Apprentis d'Auteuil comme de nombreux autres organismes de formation, recommande de renforcer l'accompagnement individualisé du jeune pour l'aider à mieux s'intégrer dans l'entreprise et à prévenir les difficultés qu'il pourrait rencontrer. 
Des recommandations qui vont dans le sens de celles du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) pour le système global de formation français faites fin décembre 2011, encore trop opaque et trop complexe pour les entreprises comme les apprenants.

En complément

consultez le site :

www.fondation-auteuil.org

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